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Crise économique : l’optimisation des recettes fiscales une solution pour relancer l’économie ?

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(c)DR.

Le Gabon n’a toujours pas retrouvé sa bonne santé financière.  Et pour renflouer ses caisses, le gouvernement souhaite désormais optimiser ses recettes fiscales, en s’attaquant à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).    

Taxe importante pour les ressources de l’Etat, la TVA est un impôt indirect sur la consommation. Il s’applique à une large partie des biens et services consommés dans le pays. Et ce sont les entreprises qui facturent cette taxe  à leurs clients, en d’autres termes, ce sont les consommateurs qui paient cette taxe et non les sociétés.  C’est pourquoi,   le séminaire  organisé, le lundi dernier, par le centre régional d’assistance technique du fonds monétaire Internationale  pour l’Afrique  Centrale,  en partenariat avec la direction générale des impôts, à Libreville,  mérite qu’on y accorde une attention particulière. Car,  toute amélioration des recettes fiscales, en passant par la taxe sur la valeur ajoutée, touche directement le consommateur Gabonais.  Surtout quand on sait que, comme l’a relevé le directeur général des Impôts, François Auguste Akomezogo : « La TVA est l’impôt qui rapporte le plus de ressources à l’Etat. Et ce séminaire est organisé pour permettre de créer un cadre d’échanges entre les différents représentants de la sous-région afin que les voies et moyens soient explorés pour un rendement optimal de cet impôt sur la consommation », a indiqué le directeur général des Impôts.  Avant de préciser que ce séminaire ne viserait pas une augmentation de la TVA. Une précision qui suscite tout de même des questionnements, et l’on est de ce fait  tenté de se poser la question de savoir comment l’Etat va pouvoir optimiser ses recettes fiscales sans toucher à la TVA ? Une simple amélioration de la gestion des  recettes fiscales peut-elle permettre d’optimiser les recettes fiscales ?

Des  questions qui méritent d’être posées, dans la  mesure où, pour le gouvernement, il y aurait des problèmes dans la gestion de cette  taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Sachant que ce sont les entreprises qui collectent  cette taxes au compte de l’Etat, à quel  niveau le problème de gestion de TVA se trouve-t-il ?  Là gît le lièvre.

Mais pour le  secrétaire général  du ministère de l’économie, Jeannot  Kalima :  « Cette rencontre de Libreville doit en effet être, pour nous, l’occasion de proposer des solutions stratégiques à mettre en œuvre rapidement pour faire face aux contraintes résultant du ralentissement de la croissance économique de notre sous-région. L’objectif étant, bien entendu, de fournir aux administration de nos différents pays les outils indispensables pour une gestion efficiente de la TVA », a dit le SG.  Des propos qui ne convainquent  pas les Gabonais puisque les différentes réformes de l’administration fiscale mises en place par le gouvernement ces dernières années, ne se sont  pas centrées sur la lutte contre la corruption. Effet,  près de la moitié de la base d’imposition échappe au fisc en raison de la fraude fiscale. Un problème bien connu des autorités qui préfèrent toujours caresser  les indélicats dans le sens du poil, au lieu de sévir.

Ainsi, pour permettre au pays de faire face aux  grands défis auxquels se posent l’administration de la TVA, il faudrait que les politiques de lutte contre la corruption soient appliquées à tout le monde, quel que soit son niveau hiérarchique dans l’administration où son rang social.

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