Crise au Gabon : les commerçants toujours inquiets

Crise au Gabon : les commerçants toujours inquiets

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Après plusieurs jours de tension, ayant entrainé des dégâts matériels et humains importants, l’activité commerciale peine encore à démarrer. Les commerçants, et autres opérateurs économiques, sont toujours  angoissés, et hésitent de relancer de nouvelles activités.

La production agricole du Gabon couvre moins de 20% des besoins nationaux, et représente depuis 2014, 3,6% de la richesse nationale. Avec la fermeture des frontières, les magasins saccagés,  pillés, les marchés de Libreville et des capitales provinciales sont en marque  de produits alimentaires.  Et l’activité économique du pays, depuis le 27 août dernier, présente un tableau très sombre.

Il est désormais difficile, pour les commerçants des grands marchés du pays de pouvoir s’approvisionner  en produits en alimentaires avec la fermeture des frontières. Avec cette rareté de produits alimentaires sur le marché depuis plusieurs jours, les commerçants des différents marchés du pays, ne savent plus à quel saint se vouer.  Le pays étant dépendant de l’extérieur,   la situation commence à être insupportable et intenable pour ces derniers.  Les produits  alimentaires, tels  que les tomates, les avocats, piments importés  des pays voisins, se font de plus en plus rares.  Les commerçantes du grand marché de Mont Bouët, ravitaillés en   produits alimentaires depuis le Cameroun, sont très inquiètes. «  Depuis plus d’une semaine, je n’ai pas de produits ici, toutes les voitures sont stationnées aux   frontières.   Les agriculteurs gabonais,  ne peuvent pas ravitailler les commerçants du marché Mont Bouët. Nous faisons la vente des produits en gros, c’est pourquoi, pour avoir des marchandises en grandes quantités,  nous sommes obligés de faire recours, aux commerçants du Cameroun  pour se ravitailler en grande  quantité.  En ce moment, c’est difficile vraiment difficile, le marché ne marche pas,  si cela continue, nous irons rester  à la maison,  en attendant la fin de l’élection et le retour au calme  dans le pays » a indiqué Maïmouna, une commerçante du marché Mont Bouët. Une situation inquiétante qui vient mettre en lumière les limites des différentes politiques agricoles, mises en place par l’actuel pouvoir, pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.

ADN

 

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