Accueil Economie CPG: C’est déjà mal parti pour Alain Bâ Oumar

CPG: C’est déjà mal parti pour Alain Bâ Oumar

PARTAGER
Alain Ba Oumar, le patron des patrons dans une mauvaise passe/©DR

Les nouvelles qui parviennent à la confédération patronale gabonaise, notamment sur la gouvernance de l’actuel président Alain Bâ Oumar, n’est pas pour favoriser un deuxième mandat au cas où, ce dernier  voudrait en briguer. Malgré la tenue du conseil d’administration en début de cette semaine,  le patron des patrons  est plutôt mal parti.

Lundi de la semaine en cour, Alain Bâ Oumar, a convoqué un conseil d’administration tenu dans un hôtel de Libreville, certainement le dernier de son mandat qu’il préside. Les travaux de ce conseil étaient axés sur « l’adoption des résolutions majeures pour la tenue de la bonne marche de l’organisation patronale ». Il s’est agit également « de l’élaboration du budget 2020 et du plan de trésorerie à fin Juin 2020 ». Un autre point et pas des moindres est venu s’ajouter aux assises, celui « du personnel de la CPG affecté au secrétariat général  de cette institution ». Des indiscrétions laissent entendre que M. Bâ Oumar serait à couteau tiré avec ce personnel, qui serait désormais traité de tous les noms d’oiseau.  

Le personnel ne cesse de critiquer et même de porter à la place publique les attitudes de l’actuel patron des patrons. Selon certaines sources, « insultes, menaces, intimidations  et de promesses de licenciement » sont infligées au personnel. Une situation qui est venue perturber la bonne ambiance d’antan au sein de cette institution.

Il est également fait état des relations désastreuses avec certains  patrons, au point qu’ils ne seraient plus conviés à des rencontres qui ont un lien avec la CPG, parce qu’ils ne partageraient pas les mêmes idées qu’Alain Bâ Oumar. Hors, selon nos sources, de telles attitudes n’avaient jamais eu lieu dans les précédents mandats « le respect de l’autre, de la hiérarchie est une tradition séculaire à la CPG et que nous tenons à perpétuer »,  confie un membre  du personnel.

Actuellement,  il n’est pas convenable pour le personnel de revendiquer quoi que ce  soit. Ceux qui ont osé  revendiquer, le 13 ème  mois, auraient eu pour réponse : « vous serez payés, mais sachez que vous serez virés surtout ceux qui ont eu le courage de revendiquer leurs droits ».

S’agissant de ce bras de fer avec le personnel, le conseil d’administration a évoqué une démarche d’apaisement qui  sera engagée dans les prochains jours par l’actuelle équipe.

Le mandat de 3ans d’Alain Bâ Oumar ayant pris fin le lundi 24 février dernier, ce dernier et  son bureau vont conduire les affaires courantes jusqu’à la prochaine élection prévue pour avril prochain.

Jusque-là, les candidats ne sont pas connus, mais des indiscrétions font état de ce qu’Alain Bâ Oumar voudrait briguer un deuxième mandat. Mais à l’allure où vont les choses, l’actuel patron des patrons a plutôt mauvaise presse.

Enzo Noah

PARTAGER