Accueil Economie Coronavirus : Le spectre d’un surendettement plane sur le Gabon

Coronavirus : Le spectre d’un surendettement plane sur le Gabon

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Outre la menace sanitaire, le Gabon, à l’instar à l’instar d’autres pays pétroliers du continent est appelé à faire à la chute drastique des cours du brut.

Sur fonds de guerre des prix de l’or noir montée par la Russie et l’Arabie saoudite contre les Etats-Unis, Riyad n’a pas hésité à inonder le marché pour casser les prix. La note de ce climat délétère qu’entretiennent ces deux puissances pétrolière pourrait bien s’avérer lourde. Ainsi, l’Angola, le Gabon, l’Éthiopie, le Ghana, la Tunisie, la Zambie et le Kenya pourraient se retrouver dans une situation de surendettement préoccupante « face à un choc prolongé ».

Les impacts du recul de la demande chinoise

L’effondrement de la demande chinoise depuis le début de l’année à la suite des mesures drastiques prises par Pékin pour endiguer l’épidémie de Covid-19 liée au coronavirus heurte plusieurs de ses partenaires africains. En ligne de mire, l’Angola, le Gabon, l’Éthiopie, le Rwanda, le Kenya et la Zambie qui sont particulièrement sensibles à la demande chinoise, jusque-là épicentre de la pandémie du Coronavirus.

L’exemple le plus frappant est celui de l’Angola, qui livre près de 60 % de ses exportations au géant asiatique. Luanda réalise avec lui environ 45 % de ses échanges globaux, les touristes chinois représentant encore plus de 10 % du total des touristes. La Namibie et le Cameroun ont également été signalés comme pouvant subir d’importants chocs commerciaux en raison de l’effondrement de la demande chinoise.

Des obstacles insurmontables ?

Dans une note, intitulée « Afrique: Préparez-vous à l’impact de Covid-19 », Oxford Economics énumère les handicaps auxquels sont confrontés les nations du continent de façon générale. Il s’agit notamment de la dépendance à l’égard des importations et des produits de base, de la concentration des compétences humaines, de l’endettement excessif, de la capacité fiscale limitée, ainsi  qu’une population immunodéprimée avec des infrastructure de santé faibles et parfois tout simplement peu fiables.

ST Clair

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