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Coopération bilatérale Gabon – Nigeria : La NNPC en soutien à la GOC

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Siège social de la GOC à Libreville/©DR

Le vendredi 11 octobre dernier, le ministre du pétrole, du gaz et des hydrocarbures, Noël Mboumba, a reçu, en séance de travail, son homologue de la République Fédérale du Nigeria, Silva Timipre, en visite de travail de 24 heures. Les deux personnalités ont échangé sur la question relative à la mutualisation de leur stratégie commune et l’intensification de la coopération bilatérale entre le Gabon et le Nigeria quant à une amélioration du fonctionnement de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP).

Elles ont également devisé sur la tenue du tout premier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation des Producteurs Pétroliers Africains (APPO), dont le Nigeria assure la présidence. Autre point abordé : la possibilité pour la Nigeria National Petroleum Company (NNPC), la société nigériane du pétrole et du gaz, de faire profiter de son expérience à la Gabon Oil Company (GOC). En effet, le ministre Mboumba a indiqué que, dans le cadre de la coopération entre les deux pays, la NNPC pourrait apporter une assistance à la GOC en matière de gouvernance, de management et sur le plan technique. « Ce sont des questions que nous allons approfondir lors de notre prochain séjour au Nigeria pour permettre à nos équipes d’aller faire une immersion au niveau de la NNPC afin de leur permettre d’acquérir des compétences nécessaires pour pouvoir piloter une compagnie de pétrole comme nous le voyons au Nigeria », a – t – il expliqué.

Pourquoi seulement la GOC ?

Fondée le 1er avril 1977, donc en service depuis plus de quarante ans aujourd’hui, la NNPC joue un rôle majeur dans le secteur de l’industrie pétrolière du Nigeria. En 2017, elle a occupé le 19ème rang mondial en matière de production de pétrole et de gaz. Cette année – là, elle a assuré 10% de la demande mondiale de gaz naturel liquéfié. Son expertise confirmée pourrait, effectivement, profiter à la jeune société gabonaise. Cependant, une question pourrait tarauder les esprits : pourquoi la GOC serait – elle la seule à bénéficier de l’expérience de la NNPC, alors que la Société Gabonaise de Raffinerie (SOGARA) aurait bien besoin, elle aussi, d’une assistance, notamment en matière de management et, surtout, en ce qui concerne sa gouvernance ? En effet, l’unique raffinerie gabonaise, qui a vu le jour en 1964, soit plus ancienne que la NNPC, fait partie des derniers fleurons de l’industrie gabonaise, en général, et le plus âgé, en ce qui concerne le secteur pétrolier. Pourquoi ne pas améliorer sa gestion ? puisque, comme soutenu dans de précédentes colonnes, l’incapacité de la SOGARA à couvrir le marché local, du fait de la baisse de son volume de brut traité, n’est pas dû à un approvisionnement insuffisant en pétrole et en gaz brut, mais plutôt en raison de l’état vétuste des outils de production de la raffinerie, dont on pourrait se demander s’il a été établi un programme d’amortissement pour lesdites installations, entraînant un recours quasi – systématique à l’importation. Par ailleurs, l’on se rappelle que le Fonds Monétaire International (FMI), soutient que le maintien de la SOGARA constitue un gouffre financier pour l’Etat. Le gouvernement aurait – il finalement décidé de la liquidation prochaine de la SOGARA ? Ce sont autant de questions sur lesquelles il serait intéressant d’entendre les responsables du ministère de tutelle !!!!!!!!!!!!!!!!

Yohan Freddy NGUEMA ZUE          

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