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Contrôle intempestif des forces de sécurité et de défense: Grave entorse à l’économie du pays

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Une scène d'un contrôle de police dans un quartier de Libreville/(c)DR

Selon les sondages, les contrôles de routines incessants des éléments des forces de sécurité impactent négativement sur l’économie du pays, et interpellent les pouvoirs publics, engagés, dit-on, dans la relance de cette économie.

 C’est presque intégré dans le quotidien des Gabonais, les contrôles de routines permanents dans les rues de la capitale, voire sur la  route nationale, entrepris par les forces de sécurité et de défense. Des contrôles qui privent l’Etat des ressources découlant du trafic routier national. « Pour ne prendre que l’exemple de Libreville, on dénombre, dans chaque artère,  pas moins deux postes de contrôles de police ou de gendarmerie« . Ces éléments contrôlent quasiment les mêmes véhicules, et les mêmes usagers de la route, pour, soit dit en passant,  s’assurer de la conformité des véhicules à la circulation routière.

« Or, la conformité dont il est question ici renvoie à la vérification de certains documents de transport dont le permis de conduire, la carte grise, l’assurance ou l’agrément de transport, pour les véhicules de transport en commun« . « Si cela ne suffit pas, ils réclament l’extincteur, le carnet de vaccination, le triangle, la parfaite luminosité des phares et le parfait fonctionnement des essuie-glaces du véhicule », en tout cas tout est passé au peigne  fin pour contraindre l’automobiliste, au moindre manquement, de mettre la main dans la poche, afin de débourser les sommes oscillant entre deux milles (2000) et quinze mille (20.000) francs.

 La réalité ainsi décrite est vécue dans les artères de la capitale. Un petit calcul arithmétique permet ainsi de se rendre compte de l’ampleur de la manne engrangée par les agents des forces de sécurité et de défense à travers ces contrôles d’un genre un peu extraordinaire, et parfois au mépris des droits des usagers.

Question : comment expliquer qu’un même véhicule, dont la force publique connait le numéro d’immatriculation, et bien connu des postes de contrôle peut encore faire l’objet de nombreuses interpellations journalières ?   A ce stade, l’on est censé dire que les agents cherchent autre chose que les documents afférents à la circulation du véhicule.  Libreville ressemble plus à une espèce de péage obligatoire. Des péages dont les bénéfices engrangés ne sont nullement reversés au Trésor. Où va donc cette manne ? Là réside toute la question.

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