Construction des infrastructures au Gabon Sept ans après, l’Etat demeure locataire...

Construction des infrastructures au Gabon Sept ans après, l’Etat demeure locataire !

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Depuis quelques années,  des immeubles poussent  au Gabon comme des champignons ; appartenant tous à des privés qui logent des administrations publiques.

Après  sept ans de magistère d’Ali Bongo, l’ensemble des immeubles construits dans le pays, sont la propriété des  privés. Toutes les nouvelles directions générales et agences créées par les  différents gouvernements d’Ali Bongo, sont les  principaux locataires de ces immeubles.  Ce qui constitue depuis 2010, des dépenses supplémentaires pour l’Etat. Mais également,  le résultat du manque de politique du logement  depuis l’avènement du régime d’Ali Bongo. Aussi, les différentes parcelles aménagées dans la ville, pour y construire des immeubles, appartiennent également à des entités privées.   Le calvaire vécu actuellement par les agents de la direction générale des impôts, de la direction des régies spécifiques, logés à  l’avenue de Cointé, dans un immeuble privé, illustre bien cet état de fait. Idem pour  le ministère de l’agriculture et des agences liées à ce ministère. Un problème qui vient exhumer,  le déficit en infrastructures que connait le pays, depuis quelques années.

Pourtant, lors des déguerpissements  des populations,  l’actuel pouvoir avait fait savoir à ces dernières que la ville avait besoin de se moderniser, et qu’il fallait que ces derniers libèrent les lieux, pour y construire des nouveaux bâtiments administratifs.  Malheureusement, des années après, ce sont des  immeubles appartenant à des privés qui ont été érigés en lieu et place des immeubles de l’Etat. Question : où sont passés les bâtiments administratifs annoncés avec tambours battants?    Mystère et boule de gomme. Et qui sont ces privés qui ont facilement obtenu des titres fonciers quand on sait le parcours du combattant qu’il faut emprunter pour y parvenir ? Vraisemblablement, il y aurait de conflits d’intérêts et autres combinaisons sulfureuses entre ces fameux privés et quelques tenants du pouvoir.

Dans tout les cas, la situation dans laquelle se trouvent, les administrations publiques gabonaises est très préoccupante.  Car, à chaque fois, elles sont contraintes de subir les humeurs des fameux propriétaires de ces immeubles lorsque l’Etat traine à payer le loyer.  Triste réalité.

ADN  

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