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Conséquences du putsch avorté : Un ‘’lundi noir’’ pour les commerces à Libreville

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Lundi dernier, plusiers magasins étaient fermé suite au coup d'Etat avorté/©DR.

Les opérateurs économiques exerçant à Libreville n’ont pas fait leurs chiffres d’affaires habituels, le lundi dernier. En cause, la tentative de coup d’Etat et des actes de vandalisme qui s’en sont suivis très tôt le matin dans certains quartiers de Libreville.

Aux lueurs de la journée du lundi 7 janvier 2018 dernier, tous les petits commerces, les entreprises et les transporteurs en commun étaient en veille dans la ville. Certains commerçants qui ont pu ouvrir leurs magasins ont vu ces derniers envahis par des foules de la population citadine. Sac de riz, boites de conserve, cartons de nourritures et autres bouteilles de gaz étaient les plus prisés dans les magasins. La population n’a pas pu vaquer tranquillement à ses occupations. Les lèves-tôt ont été surpris de voir des hommes en treillis en faction sur les grands carrefours de la ville. Devant un tel climat délétère, les patrons ont dû fermer qui leurs échoppes, magasins et sociétés.  Une fermeture qui a occasionné une grande perte pour ces derniers. Les transporteurs en commun, n’étaient pas en reste. La plupart ont laissé leurs véhicules en stationnement.  Il était donc difficile, pour les riverains, de pouvoir se déplacer le lundi 7 janvier dernier.

Dans les villes de l’intérieur du pays, notamment à Franceville, Port- Gentil  et à Oyem, l’annonce du coup d’Etat a également perturbé le bon fonctionnement des activités économiques. Dans la capitale économique, par exemple, où les sociétés pétrolières prolifèrent, les entrées ont été fortement en baisse. Les banques, par peur de se faire dévaliser, ont fermé les portes et baissé les grilles. Il était  quasiment impossible de retirer de l’argent en cette dure journée du lundi 7 janvier dernier. Même les guichets automatiques étaient indisponibles, faute de la coupure d’internet.

S’y ajoutent,  les actes de vandalisme et les pillages enregistrés dans certains quartiers. En effet, le climat de terreur qui a régné durant cette journée noire a favorisé le pillage de certaines boutiques.  Certaines artères, tel le boulevard triomphal, centre névralgique de la circonstance, ressemblaient plus à des quartiers de Syrie ou de Bagdad. Malgré une forte présence des forces de l’ordre et de défense. D’autres riverains, dont les véhicules étaient en stationnement dans les lavages, ont subi les affres de cambriolages et même d’incendie.  Des actes de vandalisme et un manque à gagner pour les  opérateurs économiques qui va certainement  se  répercuter sur le chiffre d’affaires de ses structures.

Autrement dit, la tentative de coup d’Etat est venue remettre sur la table, le sempiternel problème de la fragilité du monde des affaires dans le pays.  Dans la mesure où plusieurs hommes d’affaires, après cet évènement, sont de plus en plus, réticents sur leurs investissements au Gabon. Selon le classement Forbes, sur 161 pays, le Gabon est le 37e pays africain et 147e à l’échelle mondiale où il serait bon de faire des affaires en 2019. Un classement qui risque de prendre un coup après cet éternuement qui a secoué le pays. Et du coup, cette paralysie, d’une journée a occasionné des pertes abyssales pour l’économie gabonaise. .

 

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