Accueil Economie Compétitivité économique : le Gabon leader de la zone CEMAC

Compétitivité économique : le Gabon leader de la zone CEMAC

PARTAGER
©DR

Selon le dernier rapport 2019 du Forum économique mondial, le Gabon, possède l’économie la plus compétitive de la zone CEMAC, la seconde en Afrique Centrale et la 19ème sur le plan continental. Le Gabon a obtenu une note moyenne de 47,5/100.

Notre pays réalise ses meilleurs scores dans les catégories suivantes : « stabilité macroéconomique » (74,9/100) ; « Accès aux infrastructures » (66,7/100) et « santé » (59/100). Les pires résultats, quant à eux, sont rencontrés dans les catégories «Taille du marché » (38/100) ; « Marché des produits » (41/100) ; « Capacité d’innovation » (29/100) et « Système financier » (43/100). Sur le continent noir, en matière de compétitivité économique, l’Île Maurice arrive en tête du classement, suivi de l’Afrique du Sud, du Maroc, des Seychelles et de l’Algérie. Les économies les plus compétitives au monde sont, d’après ledit rapport, Singapour, avec un score de 84,8/100 ; suivi des Etats – Unis d’Amérique (83,7/100), Hong – Kong (83,1/100), les Pays – Bas (82,4/100) et la Suisse (82,3/100).

Quel est l’impact sur le quotidien des populations ?  

Sans vouloir tirer des conclusions hâtives ou faire dans la suspicion, force est de constater que certaines notes obtenues par le Gabon laissent dubitatif, quand on pense aux réalités auxquelles les citoyens sont confrontés. Par exemple, en regardant l’indicateur « santé », on pourrait être amenés à se poser certaines questions, parmi lesquelles comment se fait – il que l’indicateur « santé » soit bien noté alors que l’état des structures hospitalières est très souvent décrié à Libreville, dans les environs et à l’intérieur du pays ? On se rappelle de cette « inspection », menée par le Chef du Gouvernement, Julien Nkoghe Bekale, accompagné du ministre de la Santé, Max Limoukou, le 2 juillet dernier, au sein de cinq des principaux centres hospitaliers de Libreville – le centre de Cancerologie, la maison d’Alice, le centre hospitalier Mère et enfant, le centre hospitalier et universitaire de Libreville et le centre hospitalier et universitaire d’Owendo.

Ce fut l’occasion pour lui de se voir exposer certains errements tels que le mauvais accueil réservé aux patients, le manque de médicaments, l’absence de commodité de base comme l’eau et l’électricité, le manque de lieux d’aisance, le vol du matériel et des outils, etc. En ce qui concerne l’indicateur « accès aux infrastructures », là encore surgissent d’autres interrogations. Tout récemment, lors de sa tournée à travers le pays, notamment à travers la province de l’Estuaire, le directeur de cabinet du Chef de l’Etat, a pu toucher du doigt la réalité du trafic routier gabonais, qui laisse franchement à désirer. Que ce soit du Pk27 à Nsilé, en passant par Ntoum – Cocobeach, sans omettre Ntoum – Donguila et autres Nkoltang – Plaine Ayeme ainsi que pk9 – Bambouchine, la situation est la même : le déficit sur les infrastructures routières est criard.

Alors comment expliquer un résultat « satisfaisant » sur cet indicateur ? Ce ne serait peut –être pas mauvais que les experts du forum économique mondial exposent sur les critères qui ont prévalu à l’attribution de ces notes, d’autant plus que l’on ne voit pas très bien en quoi la bonne compétitivité de l’économie gabonaise influence les conditions de vie des populations !!!!!!!!!!!!!!!!!

Yohan Freddy NGUEMA ZUE       

PARTAGER