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Café Presse inaugural: l’Organisation patronale des médias, à la conquête du marché publicitaire gabonais.

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Le directoire de l'Opam lors du Café Presse/pyramidmédiagabon.

Le concept du Café presse, initié par l’organisation patronale des médias(OPAM), est destiné à  débattre sur  un thème, et in fine, trouver des solutions aux problèmes qui minent l’environnement des médias au Gabon. mettre en place des stratégies efficaces pour le développement des médias. que les organes de presse privés puissent à leur tout bénéficier des publicités, c’est tenu ce 21 février à Libreville.

L’Organisation patronale des médias (OPAM), a organisé, ce 21 février, dans lesle locaux du journal Le Mbandja, un Café presse inaugural sous le thème:  »Comment conquérir le marché publicitaire? » 

 Une occasion pour ces patrons de presse, de mettre à contribution tous les professionnels des médias présents à cette rencontre pour qu’ensemble, ils puissent mettre sur pied des stratégies efficaces pour qu’enfin, les organes de presse privés puissent aussi bénéficier de le publicité: « La publicité qui est le sujet de ce jour, est un thème qui nous tient vraiment à cœur. Parce que comme vous le savez, nous sommes tous des journalistes, et aucun média au monde ne vie sans publicité. Or, au Gabon, c’est ce qui est paradoxal. Les médias privés essentiellement sont sevrés de publicité. Le but de ce café presse et du débat du jour, est donc de trouver les stratégies inadéquates pour arriver à conquérir le marché de la publicité au Gabon. Qui, il faut le dire, est aux mains d’une  caste qui gère la communication des grands groupes de notre pays» a déclaré le secrétaire général de l’Opam, Jean Yves Ntoutoume.

Selon le président de l’Opam, Guy Pierre Biteghe, le gros problème que la presse rencontre au Gabon, est celui de la publicité. « Il n’est un secret pour personne que les seuls médias qui bénéficient de la publicité dans notre pays, sont les médias publics ou le seul quotidien L’Union. Ce qui fait que les autres organes de presse privés, aujourd’hui vivent principalement des mécènes qui sont parfois des personnes qui n’ont rien avoir avec notre corporation, mais qui ont des moyens de payer. La conséquence de cette pratique est que, beaucoup de patrons de presse malheureusement, sont obligés de travailler pour les hommes politiques, au risque de se faire influencer par ces derniers. De nos jours, ces hommes politiques ont pratiquement remplacé les agences publicitaires qui doivent faire vivre les organes de presse. Du coup, le journaliste ne peut plus travailler avec objectivité», a-t-il indiqué.

Pour les organisateurs de ce café presse, il faut, dans l’immédiat, mettre en place une structure au sein de l’Opam, qui s’occupera de scruter le marché publicitaire. Puis, l’Opam compte rencontrer les autorités compétentes, afin de leur proposer la mise en place d’une structure chargée de réguler la publicité, comme cela se passe sous d’autres cieux.

Très prochainement, le bureau de l’Opam envisage des rencontres avec les responsables des grands groupes installés au Gabon.

La réunion de ce mercredi, a été aussi l’occasion pour l’Opam de décliner quelques chantiers qui lui tiennent  à coeur. Entre autres: la formation, la convention collective des professionnels des médias, la maison de la presse… 

Daisy Ntongono

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