Gestion du Port: Bolloré au Centre d’une guerre Froide entre la France...

Gestion du Port: Bolloré au Centre d’une guerre Froide entre la France et le Gabon?

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Un des bâtiments de Bolloré/DR.

Dans l’espoir de  retrouver ses avantages d’antan, le monopole qu’il exerçait sur le plus grand port de Libreville, notamment celui d’Owendo, Vincent Bolloré décide d’assigner le Gabon en justice.

Estimant que les accords entre le Gabon et son groupe n’ont pas été respectés, Vincent Bolloré a pris la décision de porter plainte à l’Etat Gabonais ce début juillet à Paris, pour violation et non-respect des conventions de concession établis et signées en mai 2007 entre les deux partis. Des conventions qui, en effet, stipulaient qu’une des filiales du groupe Bolloré, se verra transférer la société des terminaux de conteneurs du Gabon (STCG), et qu’il bénéficiera d’une exclusivité pour la gestion du port d’Owendo pendant 20 ans, soit jusqu’en 2027.

C’est dire si l’avenue d’un nouveau port cargo au port d’Owendo et l’extension de celui-ci par le groupe singapourien Olam, ne fait pas que des heureux au Gabon. Bien au contraire. Bolloré se retrouve depuis quelques temps en difficulté, contraint et forcer de suivre le nouveau rythme instauré par Olam pour survivre. Lui qui se savait en sécurité, doit à présent procéder à un rabattage de pas moins de 40%, lorsque le groupe singapourien décide tout simplement dans une logique de concurrence, de pratiquer un tarif de 25% plus bas que le sien. Bousculant ainsi l’armature des prix d’acconage.

Digérant mal cette intrusion dans son secteur, et cette campagne de dénigrement lancé contre lui par le régime en place, qui laissait entendre que le prix élevé des marchandises au Gabon était dû aux coûts d’acconage pratiqué par ce dernier. Pour tout cela, Bolloré a décidé de porter plainte contre le Gabon à Paris. Mais cette situation des plus tendues semble prendre des allures de guerre froide entre la France et le Gabon menaçant ainsi de porter en mal la relation entre Bolloré et l’Etat gabonais. La chaine de télévision Afrique Média, a indiqué que la récente programmation et diffusion de l’émission « Complément d’enquête » sur Ali Bongo et l’ouverture d’une enquête sur les crimes de la post-électorale par les juridictions françaises, sont des actes en représailles du régime français. Reste à voir si au nom de la préservation de ses intérêts au Gabon, la France est prête à dégager Ali Bongo du pouvoir.

DaisyNtongono

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