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Autorité de Régulation du Transport Ferroviaire: Les millions évaporés !

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Le personnel de l’Autorité de régulation du transport ferroviaire (ARTF) menace de monter au créneau dans les prochaines heuressi d’aventure les deux mois d’arriérés de salaire restants ne leurs sont pas versés par l’employeur. Du coup, au siège social de cette entité sous tutelle technique du ministère des Transports, la tension prend progressivement des proportions qui méritent que la tutelle s’y intéresse un tant soit peu.

Raison de cette nouvelle tension dans la maison ARTF : l’enveloppe de 142 millions de francs récemment dégagée par la Sétrag au titre d’une avance sur la redevance annuelle, une disposition légale prévue par les textes. Hélas, l’enveloppe en question n’aurait pas couvert entièrement le paiement des arriérés de salaires. Un seul mois a pu être soldé. Pourtant, aux dires des agents en poste au service comptable, l’enveloppe de la Sétrag aurait pu servir au règlement du problème.

Du coup, la question que tout le monde se pose à l’ARTF est de savoir quelle gestion a été réservée au reliquat des 142 millions, après le règlement du seul mois dont on parle à l’ARTF ? Le seul mois de salaire perçu n’a pas permis de satisfaire les nombreux pères et mères de familles employés de l’ARTF.

De sources concordantes, dès que le secrétaire exécutif a perçu l’enveloppe, il lui est reproché d’avoir, comme à son habitude, snobé les vraies priorités liées au fonctionnement de l’entité dont il a la charge. Il n’est plus un secret pour personne à l’ARTF que cette entité souffre d’une mal gouvernance depuis l’avènement de l’actuel secrétaire exécutif.

De nombreux témoignages laissent entendre que le secrétaire exécutif aurait ordonné que dans l’enveloppe reçue par la Sétrag, ne soit consacré que le règlement d’un mois de salaire. Le reste de la manne, lui, aurait plutôt servi au déplacement d’une délégation de l’ARTFqui a effectué un déplacement à Franceville où elle a pris part à la cérémonie de lancement du FID par le président de la République. Une délégation composée de la structure dirigeante et des stagiaires de l’ARTF qui seraient  des amis et connaissances du secrétaire exécutif, nantis chacun d’un montant de deux cent mille (200.000) francs au titre de frais de mission. De l’argent frais distribué à la tête du client par lui-même, le secrétaire exécutif, avant le départ d’Owendo pour Franceville.

Les mauvaises langues avancent que dans le cadre de son association, le secrétaire exécutif, comme ce fut le cas pour d’autres figures de proue de la même association, devait convoyer des contingents de jeunes de Libreville par train pour se rendre à Franceville, dans le but d’aller alimenter l’illusion d’une adhésion massive des jeunes à la politique du président Ali Bongo.

Conséquence, à l’ARTF, se répand la thèse de l’inexpérience du secrétaire exécutif à diriger une entité aussi importante.

Ce n’est pas tout. Nombreux sont ceux qui qualifient désormais cette situation comme une gestion brouillonne de l’ARTF. Il ressort même que le secrétaire exécutif aurait dernièrement envisagé de présider la passation de charges entre le président du conseil de régulation sortant et l’entrant.

Or, le bon sens voudrait que cette prérogative soit réservée à la tutelle ministérielle. A ce niveau, c’est le secrétaire général du ministère, à défaut du ministre lui-même qui est attendu. Ignorance des procédures protocolaires élémentaires de la part du secrétaire exécutif de l’ARTF ?

En outre, on lui reproche d’avoir embauché plus d’une dizaine de nouveaux agents…sans garantie de rémunération. Et comme si cela ne suffisait pas, de simples stagiaires sont autorisés à percevoir de gros frais pour des missions qui n’ont aucun lien avec les activités de l’ARTF, au détriment des agents régulièrement embauchés. Conséquence, certains de ces agents qui avaient débuté une formation auprès de la Sétrag depuis quelques jours, fustigeraient la marginalisation dont ils sont l’objet de la part du secrétariat exécutif.

 

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