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Après la révision de la note souveraine du Gabon par l’agence Fitch ratings. questionnements et doutes

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L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note souveraine du Gabon à B, en réévaluant  sa perspective de négative à stable. On s’interroge.

Les yeux des bailleurs de fonds et autres partenaires économiques du Gabon, sont désormais tournés vers l’économie du pays. Selon les agences de notation, Fitch Ratings et Moody’s, le Gabon présenterait, depuis quelques mois, un taux de croissance en nette progression  dans les activités hors pétrole, dans  le recouvrement des recettes hors pétrole, la maitrise  du train de vie de l’Etat et la capacité du gouvernement à mobiliser  les financements du plan de relance économique, et les efforts entrepris dans l’apurement des arriérés  de dette  dus  aux créanciers extérieurs et locaux. Des performances qui ont amené ces agences de notation à revoir la note du pays, tout en précisant que les perspectives seraient encourageantes pour l’économie du pays. Sauf que, le pays, malgré ces belles performances, et la réévaluation de sa note, semble toujours attaché aux vielles pratiques, notamment pour ce qui est des politiques de développement.  Sous l’impulsion d’Ali Bongo, et dans l’optique d’améliorer significativement la performance des finances publiques aussi bien en matière de maîtrise des dépenses que de mobilisation des ressources, le gouvernement avait  lancé la  « Task Force sur les finances publiques ». Un programme ambitieux qui devait permettre au Gabon, de regagner, dans une certaine mesure, la confiance de quelques partenaires financiers, tel que le fonds monétaire international (FMI).  Le Gabon n’est malheureusement pas sorti des problèmes de gestion de la dette. En effet, ces quatre dernières années, le taux d’endettement du Gabon, a connu une progression exceptionnelle de 34% du produit intérieur brut  en 2014 ; le taux d’endettement du Gabon dépasse aujourd’hui les 50% du PIB. Mais pour l’exécutif, cette hausse serait due, au choc pétrolier intervenu à partir de juin de 2014. Et, «  pour faire face  aux obligations de paiements de l’Etat dans un contexte de baisse drastique  de ses revenus, le gouvernement  a été contraint de consolider, au titre la dette publique, un certain nombre d’’engagement restés impayés dès 2015. Ainsi en 2015, ce sont près de 95 milliards de fcfa  qui sont intégrés au titre de la dette publique, portant  ainsi, son niveau à 45% du PIB, sous l’effet conjugué d’une baisse de ce dernier de près de 5%. », a indiqué Hugues Mbadinga, directeur Général de la dette, dans un entretien accordé à nos confrères de l’Union.

Des endettements et des programmes, qui n’ont toujours pas apporté les fruits escomptés pour le développement  du pays.  Nonobstant donc ces belles progression et performances,  le pouvoir n’a pas toujours réussi à convaincre les Gabonais sur les bienfondés de tous ces emprunts qui continuent de plomber les caisses de l’Etat. Raison pour laquelle, cette nouvelle notation des  agences Fitch ratings et Moody’s, convainc peu et laisse donc penser que les moments de galère et de souffrances ne sont toujours pas derrière nous.

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