Après les 100 jours du gouvernement A quand la fin de...

Après les 100 jours du gouvernement A quand la fin de la construction des infrastructures en travaux ?

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Cette question taraude le gabonais, dans la mesure où, les éléphants blancs qui jonchent le pays, commencent à devenir encombrant.  Si bien que, le lancement de la construction d’une nouvelle infrastructure, suscite de l’inquiétude.

 Arrêt des travaux, accumulation des créances,  ralentissement des travaux sur de nombreux chantiers, voilà le nouveau visage du pays dans le secteur des équipements et des infrastructures.  Les programmes de développement mise en place par Ali Bongo en 2009, contenus dans  le PSGE, sont désormais rangés dans les tiroirs du palais de marbre de Libreville. Tous les grands schémas directeurs de  développement du pays, concoctés par les érudits des agences  budgétivores, n’existent plus que de nom. Depuis 2009, ils rabâchent au peuple qu’ils ont fait plus de routes et construit plus d’infrastructures, que leurs prédécesseurs, sans au préalable faire un véritable bilan du nombre de milliards de fcfa, mise à leurs dispositions ces sept dernières années. Pour voir ce qui a été utilisé, et ce qui est resté dans les caisses de l’Etat, afin qu’une  étude comparative soit réalisée par le peuple. Sept ans après, cette  question d’utilisation des budgets demeure taboue. Mais lorsqu’il est question de faire des bilans, à mi- parcourt,  curieusement, toute la galaxie émergente, est satisfaite du travail, que les uns et les autres ont effectué dans leurs départements ministériels.  N’eut été les aveux d’un certain Patrick Opianga, un très proche collaborateur de l’actuel chef de l’Etat, sur les détournements de derniers public, l’on serait encore entrain d’affirmer que,  les opposants inventent des histoires de détournements, pour destituer le chef de l’Etat.

Le secteur des infrastructures à lui seul, pèse plus de 15% du PIB, et engendre plus de 40% des investissements  publics. Avec un baril de pétrole à 100 dollars, c’est plusieurs milliards de fcfa, qui se sont envolés sans qu’une enquête ne soit diligentée, par les autorités. Un secteur tel que celui de la route est gérée avec beaucoup de légèreté depuis des années. Et pourtant, à lui seul, c’est plus de  65% du transport des personnes et 45% du transport de marchandises. En septembre dernier, le pouvoir d’Ali Bongo, pour relancer la construction de leurs éternel éléphants blancs, avait levé au niveau  des marchés financiers d’Afrique centrale, 80 milliards de fcfa, au taux de 6% net d’impôts et remboursable de 2016-2020, avec un différé d’amortissement d’une année. Plusieurs mois après, l’achèvement de ces travaux se fait toujours attendre.

  La Marina, devenue la baie des rois, le stade omnisports de Libreville,  les tronçons routier Pk5 –pk 12, Pk 12 – Ntoum, comme plusieurs autres grands chantiers, de l’intérieur du pays financés et rangés dans les tiroirs du palais de marbre de Libreville.  La machine est  bloquée. Presque rien n’avance,  les entreprises  adjudicataires font dans la routine.  De fait,   les discours d’autosatisfaction de l’actuelle équipe gouvernementale, relèvent du divertissement.

 Et pour tenter de justifier ce retard, dans l’achèvement des travaux, ces derniers  parlent, de la conjoncture économique due à la baisse des prix de matières premières et le démembrement du ministère en charge des travaux publics.  Une hérésie, quand on sait qu’avant 2013, l’économie  Gabonaise  avait pu amasser  d’importantes espèces sonnantes et trébuchantes, grâce justement à la vente des produits issus des matières premières. Et pendant toutes ces années de vache grasse, aucun émergent n’avait mis son nez dehors, pour évoquer les problèmes de la nouvelle structuration dudit ministère.

Quid de l’utilisation de l’argent décaissés et gérés par l’Agence Nationale des Grands Travaux et infrastructures depuis plus de  six ans ?  Motus et bouche cousue.

Autant de problèmes et des détournements  d’argent  imputable, à l’actuel chef de l’Etat, qui n’a jamais voulu écouter d’autres sons de cloches, en dehors de, celui de son ancien directeur de cabinet et des grands experts expatriés de l’ANGTI. Ainsi, 100 jours après, en lieu et place des beaux discours, le peuple gabonais attend des résultats, et l’achèvement des travaux entamés depuis des années, par les différents gouvernements d’Ali Bongo.

Pauvre Gabon !

Aimé David Nguema  

 

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