Après le pillage des magasins lors des événements post- électoraux...

Après le pillage des magasins lors des événements post- électoraux au Gabon. Le marché noir est très convoité

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Depuis les évènements du 31 août 2016 dernier, à la suite desquels plusieurs magasins avaient été pillés et saccagés, il apparait que depuis quelques jours, les marchandises volées, sont entrains d’être liquidées au marché  noir.

C’est ce qui ressort d’une enquête menée dans les différents grands marchés du pays.  Après le pillage des magasins, des groupes de forces de l’ordre et de sécurité et de défense se sont formés pour sillonner les quartiers de Libreville, à la recherche des casseurs et des personnes ayant participé au pillage des magasins. Sans mandat d’arrêt où une quelconque autorisation,  ces derniers ont fait irruption dans plusieurs maisons des quartiers sous intégrés de Libreville, et ses environs, pour procéder à des arrestations  et récupérer   le matériel  électroménagers, marchandises  et autres produits alimentaires, présents dans les maisons. C’est en tous cas, ce qui s’est déroulé dans les deuxième, sixième et troisième arrondissements de Libreville. Notamment à Nkembo,  Cocotiers, et Nzeng Ayong, où plusieurs jeunes ont été arrêtés dans leur domicile après les émeutes du 31 août 2016. Et une fois au  commissariat,  il est demandé aux parents, d’apporter les  factures des marchandises retrouvées  dans  les  domiciles, pour espérer récupérer le matériel et faire recouvrer la liberté à leurs enfants.

 Lorsque  les parents ne sont pas en possession desdites factures,  le matériel reste au commissariat et les jeunes interpellés contraints de rester dans les cellules pendant plusieurs jours. Après plusieurs négociations, et en l’absence de preuves tangibles, des amendes allant de 20.000 FCFA à  50.000 fcfa sont infligées aux personnes interpellées, en fonction de la nationalité des uns et des autres.  Les familles qui ne sont pas en mesure de payer les amendes sont traduites devant le procureur,  sous le fallacieux prétexte que le voisinage, aurait affirmé  que ces derniers faisaient partie des casseurs, et que le matériel retrouvé, chez eux est issu des pillages post- électoraux.  Des allégations balayées d’un revers de la main par les familles. Vu que,  lors des interrogations,  les témoins  n’ont jamais pointé leur nez dans les commissariats où au tribunal.

Quid de la destination du matériel, après l’arrestation des jeunes ?  Là demeure toute la grande question.  Mais, un petit tour dans les coins  et recoins de la capitale, nous a permis de constater qu’une bonne partie de ce matériel  est liquidé  au marché noir.  A l’ancienne gare routière par exemple,  les téléphones portables, les jeux vidéo,  des écrans plats sont écoulés, au nez et à la barbe des hommes habillés,  certains parmi eux, en profitent d’ailleurs,  pour remettre quelques articles aux jeunes vendeurs, pour ce faire un peu d’argent de poche.  Quand d’autres se transforment complètement en vendeurs de téléphones. Pendant ce temps, les vrais propriétaires  du matériel font les pieds et les mains, dans les commissariats, pour récupérer leurs  articles,  mais n’ayant pas de reçu pour la plupart, ce matériel dont on affirme être toujours à la police,  serait  vendu  au marché noir, par certains agents véreux.

Idem pour ce qui  est des différents contrôles de l’armée. En effet, depuis quelques jours, tout matériel où produits alimentaires présents en grandes quantités, dans un véhicule font l’objet d’un contrôle strict, de ces derniers. En cas d’absence de reçus ou de factures,  le matériel et les produits sont réquisitionnés.  Tant pis,  pour la conservation  des produits alimentaires.  Les sacs à dos et sacoches, ne sont pas en reste,  tous les matériaux  et autres produits qui s’y  trouvent  doivent également avoir des justificatifs.  Une situation qui commence à provoquer un malaise profond au sein de la population. Car, pendant que les populations sont arrêtées arbitrairement et leurs matériels réquisitionnés par les forces de l’ordre et de défense,  les véritables assaillants sont tranquillement entrain d’écouler les marchandises volées dans les marchés de Libreville et dans certaines capitales provinciales.

ADN

 

 

 

 

 

 

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