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Après la signature du protocole d’accord entre l’Etat Gabonais et la CPG L’activité économique tourne encore au ralentie

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Signé en octobre dernier, le protocole d’accord entre le gouvernement et la confédération patronale gabonaise (CPG) sur le règlement de la dette intérieure de près de 100 milliard de FCFA, ne semble pas avoir permis une relance de l’activité économique. Bien au contraire.  

Des engins en stationnement, un personnel limité avec plusieurs mois d’arriérés de salaires, c’est le dénominateur commun den l’essentiel des entreprises évoluant au Gabon. Ceci ayant pour conséquence, le ralentissement de l’activité économique du Gabon depuis quelques années. Cette situation, causée par des retards de paiement de la dette par l’Etat, a fini par créer un manque de confiance entre les dirigeants et ses partenaires économiques.

L’on croyait que le protocole d’accord signé dernièrement entre le gouvernement et la CPG, pour fixer le chronogramme de l’apurement de la dette de l’Etat au profit des sociétés, pour environ 20 milliards de nos francs par an, entre 2017 et 2020, allait enfin aider à un redécollage de l’activité économique. Bien qu’il semble très tôt de faire un tel constat, il n’en demeure pas moins que les signaux observés ne plaident pas en faveur d’un changement de la donne dans un avenir proche. Nombre d’entrepreneurs restant encore, jusque-là, très méfiants, pour s’engager à nouveaux dans d’autres travaux où, parfois, ils risquent trop souvent leurs capitaux. Sans garantie, à la fois, de l’effectivité de leur remboursement et du délai de règlement de leurs prestations.

Il en est ainsi, par exemple, de certains chantiers liés à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nation en janvier prochain, où beaucoup de chefs d’entreprises déclarent attendre le premier versement. Et par ricochet, exhibent la menace  de ne pas poursuivre les travaux dans ces conditions. Toute chose qui démontre à suffisance que le protocole d’accord, présenté par le gouvernement comme une solution miracle, n’a pas [encore ?] réussi à ramener la sérénité, pour un climat des affaires plus apaisé. Surtout que ce protocole d’accord ne prend pas en compte, les dettes arrêtées au 31 décembre 2015, celles arrêtées au 31 décembre 2014 et celles relatives aux rembourrements des crédits TVA, arrêtées au 31 décembre 2015, dont l’apurement est toujours très attendu par les chefs d’entreprises. Des créances dont le règlement est renvoyé aux calendres grecques, aux dires du gouvernement.

Comme on peut le constater, la signature de ce protocole d’accord ne semble pas avoir réglé des problèmes. Bien au contraire, il n’a fait qu’accroitre le manque de confiance vis-à-vis des autorités, tout en perturbant  davantage, le bon fonctionnement des activités économiques dans le pays.

ADN

 

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