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Affaire des emprisonnés de BGFI : Les épouses des détenus montent au créneau!

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(c)internet;

Les épouses des cadres de BGFI écroués à la prison centrale de Libreville depuis près d’un an, dans le cadre du scandale de la fraude sur les cartes visa prépayées de la filiale gabonaise, ont animé une conférence de presse, le week-end écoulé, au siège du Réseau des Organisations Libres de la Société Civile pour la Bonne Gouvernance au Gabon(ROLBG). L’objectif était de dénoncer le mutisme de la justice face à leur incarcération «abusive».

La raison de leur colère s’explique par le simple fait que l’un des présumés cerveau de l’affaire avait été appréhendé à l’étranger. Auditionné, il avait cité le nom de son complice, innocentant ainsi les autres cadres incarcérés.

Face à ces aveux, les épouses de ces derniers ne comprennent toujours pas pourquoi leurs conjoints sont toujours enfermés : « Il y a un certain, Mr Diallo qui a été interpellé en Espagne, puisque BGFI avait également saisi Interpol, ce dernier a cité son complice à l’intérieur de la banque qui n’est autre que Roland Mouguengui, qui a été arrêté et placé sous mandat de dépôt depuis 9 mois. Lors de la confrontation avec les autres inculpés, il a reconnu devant le greffe en chef, devant le juge qui était chargé de l’affaire, devant les avocats de toutes les parties y compris les avocats de BGFI, que ces personnes ne faisaient pas partie du coup, puisqu’ils avaient été inculpés pour association de malfaiteurs, ce Mr a reconnu qu’il était coupable. Maintenant depuis août la machine est bloquée, nos maris ont été reconnus innocents, pourquoi on ne les libère pas, on va à un an de détention », a expliqué Madame Nguema Ntchang, épouse d’un cadre écroué.

Cette dernière a renchéri en disant que « Dans ces cartes prépayées, il y en avait 100, et dans ces lots, les hackers avaient mis 13 milliards et c’est l’équipe d’informaticiens qui a pu limiter les dégâts à 1 milliard 900 millions, l’équipe était composé de nos époux ».

Ainsi, ces dernières se posent la question, si tel est le cas qu’ils sont complices, pourquoi ont-ils bloqué l’attaque ? Pourquoi ne se sont-ils pas enfouis ? Face à toutes ces preuves, elles demandent à la justice d’être moins silencieuse et de mettre toute la lumière sur cette affaire.

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