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300 000 dollars pour le Financement du fond vert climat du Gabon Une stratégie pour le siphonage des fonds

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C’est bien ce à quoi ressemble les stratégies mises en place par le gouvernement,  pour l’élaboration du programme d’appui à la protection de l’environnement.

D’une durée d’un an, la nouvelle collaboration relative à la gestion de la subvention accordée par le fond vert  pour le climat au Gabon ;  d’un montant de 300 000 dollars, environ 187 millions de francs cfa, commence à faire couler  beaucoup d’encre et de  salive. En cause, le programme et les stratégies mises  en place par le gouvernement, en vue de financer ses projets  et ses politiques en matière  de lutte contre les changements  climatiques.

En effet, depuis l’annonce de cette manne financière, toutes les administrations devant intervenir dans la  mise œuvre de ce programme s’activent pour voir dans quelle mesure leur administration pourrait siphonner le maximum de fonds. A la manœuvre pour bien huilée leurs manigances, après deux longues années de négociation, la caisse de dépôt et de consignation. Grace à cette signature, cette banque devient la première entité à recevoir le fond vert climat dans la sous région.  Très informé des manigances de  certains responsables administratifs gabonais, le Conseil national du fond vert climat, a élaboré un premier programme, qui devrait servir de canevas, pour éviter le siphonage à la tractopelle des fonds alloués à la protection de l’environnement. Le conseil du fond vert climat, a prévu à cet effet, des formations, des opérations de sensibilisation, et à associer les ONG, pour une lutte plus efficace.  En dépit de cela, chaque administration, reste très regardant sur la sortie desdits fonds. Surtout pour ce qui est, du partage gâteau, notamment la part qui devrait revenir à chacun d’elle.

Ainsi, cette  convention qui vient d’être signée,  confie à la caisse de dépôt et de consignation,  la gestion des flux financiers et les passations des différents marchés, dont on espère  qu’elles se feront dans le respect de la réglementation nationale et en conformité avec les règles internes du Fonds vert. Le conseil national climat, quant à lui, veillera à  l’élaboration du portefeuille de projets éligibles aux financements du Fonds. Tout est donc prêt et les stratégies sont déjà élaborées. Chaque administration, sait désormais à quel niveau, il devra intervenir pour permettre aux autres de rentrer facilement dans leurs fonds. Toute chose, qui vient justifier l’inquiétude de certains environnementalistes,  lors de la cop22 à Marrakech, lorsque les chefs d’Etat africains avaient souhaité que  leurs projets de lutte contre les changements climatiques soient  soutenus  par les puissances économiques mondiales.  Ces derniers, avait émis des inquiétudes quant à l’utilisation desdits fonds. Des financements qui, au regard des stratégies et des programmes mises en place,  pourraient bien prendre d’autres destinations.

Raison pour laquelle, certains environnementalistes  commencent à penser que  la signature de cette convention était juste un moyen pour jeter la poudre aux yeux des Gabonais, tout en sachant très bien que, cette manne financière allait prendre d’autres destinations n‘ayant rien avoir avec la protection de  l’environnement et la lutte contre les changements climatiques.  De fait, le conseil national du climat, devrait être très pointilleux, sur la gestion de ces fonds, s’il souhaite réellement que,  la lutte contre les changements climatiques soit une réalité.

ADN  

 

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