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23 septembre 2016 : un jour noir pour les populations et les commerçants au Gabon

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Boutiques, magasins et  marchés fermés,  les populations gabonaises,  n’ont pas eu la possibilité de pouvoir s’approvisionner, pendant le contentieux électorale. Le vendredi 23 septembre 2016, la peur au ventre,  ils se sont contentés des boites de conserves et du riz.

La tension est montée d’un cran, le vendredi 23 septembre 2016 au Gabon. Dans les différents coins et recoins du pays, les populations ont sillonné, toutes les grandes surfaces commerciales des capitales provinciales, pour trouver de quoi se mettre sous la dent, pendant le contentieux électorale. Après plusieurs heures de marches, dans   les différents marchés et magasins de la capitale, dans l’espoir de  trouver  quelques aliments, pour tenir jusqu’à la fin de la crise poste électorale.  Ces derniers se sont finalement résolus à rebrousser  chemin.

 Les agents publics, et autres citoyens qui avaient des économies, ont pu s’approvisionner  plusieurs jours avant, quand d’autres,  qui  attendaient leurs salaires, ont du s’endetter. Mais  malgré cela,  les magasins étaient  fermés. Les quelques magasins  ouvert dans la matinée, étaient inondés de monde, avec des longues file d’attente. Dans le deuxième arrondissement de Libreville, par exemple,  les grands magasins se sont vidés  à la veille et  jusqu’à 6 h00 du matin, certains commerçants vidaient encore leurs magasins, et profitaient également de l’occasion, pour liquider les quelques boites de conserve restant.  Au marché  de Nzeng- Ayong, les principaux magasins épargnés, lors des émeutes du 31 Août 2016, étaient tout simplement fermés.  Le constat était identique,  dans le troisième, quatrième et cinquième arrondissement de Libreville.

Que dire des  guichets  de banques. Dans la matinée du 23 septembre dernier, une peur noir, s’est emparée des populations dans tous le pays. Les agents publics, ont pris d’assaut les différents guichets de banque, très top le matin. Tous les grands carrefours,  et ruelle du pays étaient bondés de monde, occasionnant pendant plusieurs heures, des embouteillages. Certains épargnants très remontés, n’ont pas  hésité, a exprimé le ras le bol. «  Avant nous étions pas obligés de venir se battre dans les guichets pour obtenir notre argent, mais avec  les problèmes que connait le pays, tous le monde veut son argent pour s’approvisionner et se  prévenir des émeutes. Nous sommes là avec le ventre vide, on attend, que  le gouvernement règle problème, pour qu’on soit en possession de nos salaires, sans craindre quelques choses  »  a déclaré un agent public de l’Etat. S’il est vrai que dans les banques privées, les épargnants ont pu être servis, il apparait que dans d’autres structures para publique, les comptes n’ont pas été ravitaillés. A la poste –  Banque et à la Bicig par exemple, certaines agences provinciales,  étaient fermées par manque de liquidités. De fait, ce sont les plus chanceux qui sont passés le 20 septembre, qui ont pu avoir leur argent dans la semaine, le reste a été contraint de conjuguer le verbe attendre pendant des jours. Les caissières leurs demandaient, tout simplement d’être patient, jusqu’à la fin de la crise.

Dans tous  les cas, la situation qui a prévalu au Gabon, tout au long de ce processus, a lourdement affecté les populations gabonaises, et modifier leurs comportements alimentaires. Et le 23 septembre 2016, n’a fait qu’alourdir le problème.

ADN

 

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