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Trafic des espèces animales intégralement protégées: Où en sommes-nous avec les politiques de développement des zones rurales ?

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Les prétextes trouvés par les braconniers pour justifier leurs délits, a souvent été  leurs conditions  de vie difficiles.

Le gouvernement a-t-il une véritable politique de développement des zones rurales au Gabon ?  D’entrée de jeu, nous sommes tentés de répondre par la négative, dans la mesure où, à chaque fois qu’un réseau de braconniers est appréhendé par la gendarmerie, les mises en cause, évoquent souvent les problèmes liés à leurs conditions de vie et la nécessité de sortir de la précarité.  «  Je voulais sortir de ma situation de précarité en vendant mes deux défenses d’éléphants, mais c’est raté. C’est seulement ici à la gendarmerie que j’ai compris que certaine bêtes   sont intégralement ou partiellement protégées par loi », a affirmé  un braconnier appréhendé dernièrement à Oyem par la gendarmerie.   

Une situation déplorable qui devrait interpeler les autorités compétentes, qui, en mettant en place certaines dispositions juridiques pour protéger  des espèces animales, semblent avoir oublié qu’à côté de l’espèce animale, il y a également des humains. Des populations, qui ont besoin de vivre et d’avoir certaines infrastructures nécessaires à leur épanouissement.  Ainsi,  s’il est vrai que certaines espèces animales jouent un rôle majeur dans l’équilibre de l’écosystème et la protection de l’environnement,  l’être humain qui est au centre du développement ne devrait pas être mis  de côté.  Autrement dit, si l’on souhaite véritablement lutter contre le braconnage, il serait nécessaire de penser au développement des zones rurales et aux conditions de vie desdites populations.

 

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