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Transport terrestre/Sogatra : Cinq mois sans salaires pour le personnel

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 Depuis cinq longs mois, les agents de la Sogatra attendent indéfiniment de rentrer dans leur dû. Depuis lors, aucun début de solution ne semble envisagé. Et chaque jour, la rumeur d’une grève gagne du terrain à l’ancienne base Sotravil. 

 On avait cru le phénomène de retard des salaires au sein de la société gabonaise de transport (Sogatra) définitivement réglé. Erreur, à ce jour, son personnel attend indéfiniment le paiement de cinq mois de salaires accumulés depuis le mois d’octobre 2017. Pourtant, suite à la reprise des activités consécutive à l’intervention de la tutelle ministérielle, les arriérées antérieurs auraient apurées, du moins jusqu’au mois de septembre 2017. Toute chose qui, doubler à un élan de patriotisme de nombreux pères et mères de familles qui y travaillent, avait permis la levée du mouvement de grève qui tendait vers son troisième mois. Puis patatras !

Ainsi, bien que les activités de la société n’aient plus jamais connu d’interruption depuis lors, il est toutefois à y déplorer le non paiement de cinq longs mois de salaires. C’est donc un personnel de Sogatra qui travaille dans les pires conditions. Plongés dans un stresse permanent, ces compatriotes ont par leur patience donné la preuve du souci de préserver leur outil de travail. Autrement dit, ils remplissent rétribution leur part de contrat depuis cinq mois sans que le gouvernement remplisse le sien. Au contraire, pour les délégués du personnel de la société qui ne cachent plus leur intention d’immobiliser à nouveau la flotte jusqu’à règlement intégrale cette fois des arriérées de salaires. « Nous ne savons plus où mettre de la tête avec cette situation des salaires impayés. Pourtant l’on se donne la peine de quitter nos petites familles chaque jour à 4 heures du matin pour se rendre à notre lieu de travail, et pour ne pas pénaliser les populations qui ont besoin des bus de notre société pour vaquer à leurs occupations » avance à agent qui s’est prêté à nos questions.

Et d’ajouter que « c’est surprenant de voir que le gouvernement s’emploi à régler les problèmes financiers dans d’autres secteurs. Or, SOGATRA est ce qui touche directement les populations, donc le gouvernement devrait accorder la même attention au problème de salaire à l’origine des grèves ici parfois, au préjudice de ces populations ».

Lors d’un dernier conseil des ministres, la Sogatra a vu le départ de l’inamovible directeur administratif et financier, Tito Nzouba pour ne pas le citer. Aux dires des agents, l’homme était devenu un frein au bon fonctionnement de la société. Toute chose qui a semblé susciter un brin d’espoir d’un retour à la normale des choses chez ces agents visiblement en difficulté, privés du minimum vital nécessaire depuis cinq mois. Hélas, cet espoir s’est vite transformé en une vérité utopie.

Les problèmes existentiels y subsistent sous le nez et la barbe de la nouvelle équipe dirigeante qui plutôt le sentiment d’être perdue dans la recherche des solutions de plus en plus incertaines à l’épineux problème du paiement des salaires du personnel à la date indiquée. Triste réalité.

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