Accueil Accueil Législatives : les ‘’dialogueurs’’ à l’étroit

Législatives : les ‘’dialogueurs’’ à l’étroit

PARTAGER
DR.

Avec les sorties récentes de certains leaders politiques proches de la coalition pour la nouvelle république qui n’excluent pas leur participation aux législatives à venir, la fameuse opposition «responsable et républicaine » crie au complot.

Vendredi 9 février dernier, certains de ces opposants « responsables » et « républicains » ont tenu une conférence de presse pour, entre autres, dénoncer des « négociations secrètes susceptibles d’aboutir à un partage du gâteau Gabon et d’aliéner davantage les intérêts du peuple gabonais », sans toutefois préciser les auteurs de ces « négociations » auxquelles ils n’auraient pas été associés. Une véritable fuite en avant, pour ceux qui avaient pris part à un dialogue politique sans s’en référer au même peuple.

Certainement pris à contre pied après un dialogue où ils espéraient avoir leur «part du gâteau Gabon », ces partis sans militants, donc sans base politique, ne peuvent qu’avoir de l’urticaire, quand ceux qu’ils pensaient avoir largué, se prononcent pour prendre part aux législatives. D’où, les « réserves » qu’ils émettent « quant à leur participation » aux prochaines législatives. Se sachant pertinemment incapables de recueillir les suffrages nécessaires pour glaner quelques sièges à l’Assemblée nationale. A preuve, à peine une dizaine de quidams arboraient les écharpes d’un de ces partis, lors de cette sortie médiatique.

Il est de notoriété publique au Gabon que l’éternelle main tendue du pouvoir cinquantenaire du clan Bongo, après une mascarade électorale, a toujours été une occasion pour des prétendus hommes politiques du pays (une bonne frange, en tout cas), de se faire quelques Bongo CFA et d’obtenir quelques strapontins. Rien que ça. Mais, cette fois, il semble que la moisson escomptée n’a pas été obtenue. Résultat, nos ‘’dialogueurs’’ maquillent leur colère, en constatant : «l’inopérationnalisation du comité de suivi, l’adoption de la révision constitutionnelle et de plusieurs textes législatifs sans implication du comité de suivi.» Il faut dire ici que ces naïfs espéraient se faire une place au soleil dans ce comité de suivi que les ‘’dialogueurs’’ ont faramineusement facturé.

Ce sont les mêmes ‘’dialogueurs’’ qui, se sentant trop à l’étroit aux prochaines législatives, parce que n’ayant aucune base politique pour gagner une élection, sèment la confusion entre les élections législatives et le fait de n’avoir pas pris part au dialogue d’Angondjé. Faisant semblant d’ignorer que la participation à ce dialogue n’était pas une condition sine qua non, pour prendre part aux élections législatives prévues par la constitution de la République.

Et pourtant, il est clair que c’est sur le terrain qu’on juge l’importance réelle d’un parti politique digne de ce nom, et non dans les arrangements d’arrière boutique dont sont abonnés malheureusement ceux qui se réclament hommes politiques et pensent que le Gabon est un ‘’gâteau’’ à se partager entre politiciens de pacotille.

PARTAGER