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Déraillements sur la voie ferrée : Et maintenant le train voyageur !

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Un train de la société Setrag/©DR

Après les trains marchandise et minéralier, c’est au tour du train voyageur d’enregistrer un  déraillement sur l’unique voie ferrée du pays. Que font alors la Sétrag et l’ARTF pour mettre définitivement un terme à ces incidents. 

 Les passagers du train voyageur de la Société d’exploitation du Transgabonais (Sétrag), en provenance de Franceville, sont encore sous le choc suite au déraillement survenu, il y a quelques jours, à la gare de Ndjolé.  De sources concordantes, le train qui roulait à une vitesse modérée a subitement quitté les rails avant de s’encastrer dans le béton du quai de ladite gare. Le choc a semé une panique généralisée auprès de nombreux voyageurs qui avaient pris place à bord de cette locomotive. Plus de peur que de mal aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Fort heureusement, parce que si ce train  roulait à une plus grande vitesse, probablement que la situation ne serait celle vécue ce jour-là. Que s’est-il donc passé pour qu’on en vienne à enregistrer un énième accident sur cette voie ferrée ? La question pend sur toutes les lèvres.

Ces dernières années, on a enregistré plusieurs accidents de train entre les gares d’Owendo et de Franceville, sauf que ces derniers concernaient surtout les trains minéraliers ou de marchandises. Ce après quoi la Sétrag s’est souvent pliée à justifier  les causes, dont la principale serait, le tonnage. Rien n’indiquait que le train voyageur figurerait sur ce registre. Aujourd’hui c’est chose faite. Pourtant train à faible tonnage, selon les experts, le train voyageur fait difficilement l’objet d’un déraillement sur les voies ferrées. Panne mécanique ou erreur humaine, seule la Sétrag peut édifier l’opinion sur les circonstances exactes de ce déraillement.

Que dire de l’Autorité de régulation du transport ferroviaire (ARTF), qui ferait montre de flexibilité dans la nécessaire rigueur que commandent ses missions.  Le gendarme de l’Etat sur la voie ferrée devrait communiquer sur l’état réel actuel de l’unique voie ferrée dont dispose le Gabon. Or, l’impression qui se dégage laisse paraitre une négligence notoire.

La voie ferrée unique de la Sétrag est atteinte par l’usure. Une usure accélérée, en grande partie, par le transport du minerai de trois compagnies : GSEZ-Gabon-Port, Comilog et la compagnie chinoise des mines de Ndjolé.

Une intense activité ferroviaire qui devrait amener l’ARTF à redoubler de vigilance et de rigueur dans le contrôle de l’état de la voie. Inutile de rappeler que la situation reste plus que préoccupante, malgré les visites régulières de la tutelle ministérielle. Nonobstant la responsabilité des cheminots dans l’exercice de leurs fonctions, dans la mesure où il se dit que nombre de cheminots font preuve d’une négligence notoire une fois aux commandes du train.

Aux autorités d’y remédier, avant qu’un deuil plus grave ne survienne sur le chemin de fer Gabonais.

Serge du Palvier

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