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Assemblée nationale : Des arriérées qui fâchent

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 Les fonds politiques encore appelés les fonds de souveraineté, les fonds prévus pour les émoluments des cabinets des députés, voire les salaires des députés connaissent un règlement en dents de scie depuis plusieurs mois. Toute chose à l’origine de la fâcherie des élus du peuple, majoritairement du PDG,  et qui se disent méprisés par le régime qu’ils défendent. 

 A quelques semaines seulement de la fin de la législature en cours du Parlement, les arriérées sur les émoluments des députés et leurs cabinets, ainsi que sur les fonds dit de souveraineté demeurent impayés. Du côté de  la questure de l’Assemblée nationale, on a plutôt le sentiment d’une situation de cessation de paiement. Incroyable mais vrai.

Il suffit de brosser un petit tour au hall du Palais Léon Mba pour se rendre compte du degré de morosité qui y prévaut, faute de cette situation d’assèchement des caisses. Sur le visage des députés on peut lire au loin l’amertume. Aucun trait de tendresse possible dans leur comportement, les nerfs des représentants du peuple sont à fleur de peau. Et, à ce qui apparait, personne parmi eux ne sait exactement jusqu’à quand cette dèche devra encore durer.

En tout cas, à travers les supputations  qui y vont bon train, nul doute que le paiement des arriérées attendu pourrait ne pas avoir lieu. Ce qui n’arrange pas forcement les choses pour les députés appelés à retourner vers leurs électeurs, en vue de préparer dans un climat aussi tendu, les prochaines élections législatives. Car, si sur le terrain, il y’a longtemps que bon nombre de députés n’ont plus daigné marquer de leur présence leur sièges politiques, il va dorénavant s’ajouter le mécontentement de leurs collaborateurs privés de leur dû depuis on ne sait trop combien de mois.

Pour une large opinion, jamais l’Assemblée nationale avait vécue pareil handicap causé par l’absence de fonds pour honorer ses engagements. Du coup, informés de cette situation, de velléitaires à la candidature aux prochaines élections législative commencent à se demander s’il faut ou pas s’engager dans ce qui apparait vraisemblablement comme un saut dans l’inconnu. Car en effet, pour ces derniers, à quoi ça sert d’être député si les populations doivent voir leurs attentes toujours muselées faute de moyens à l’Assemblée nationale.

 Ne peuvent donc aspirer à briguer les suffrages des populations  que ceux des compatriotes ayant eu l’occasion de mettre de côté ? A cette question l’on serait tenté de répondre par la positive. Puisque l’enthousiasme des anciens barons du PDG à se maintenir pour ensuite être investi par le parti cache mal cette réalité. En attendant que la questure dispose de moyens pour régler définitivement les arriérées accumulées des émoluments des cabinets des députés et des fonds politiques, la chambre basse du parlement gagnerait à communiquer sur la question. Ne  serait-ce que pour rassurer les ayants droits de la possibilité de leur verser lesdits fonds avant le renouvellement de la Représentation nationale.

 

 

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