Accueil Accueil Affaire Véolia et l’Etat Gabonais: Le clin d’oeil de Nicaise Moulombi

Affaire Véolia et l’Etat Gabonais: Le clin d’oeil de Nicaise Moulombi

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Le directoire de l'ONG Croissance Sainte Environnement/DR.

Le président de la plateforme des Organisations des Sociétés Civiles, Nicaise Moulombi édifie un peu plus la population gabonaise et les usagers sur le conflit qui oppose l’Etat gabonais à la société française Véolia Eau.

Une séance d’information avec les journalistes, destinée à faire le point sur l’Affaire de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) – Véolia et l’Etat gabonais, s’est tenu ce 1er mars au siège de la structure Croissance Saine Environnement. Lors de ce point de presse, le président de la plateforme des Organisations des Sociétés Civiles (OSCS), Nicaise Moulombi, a indiqué qu’après la réquisition de la SEEG par le gouvernement, le groupe Véolia a menacé d’arrêter ses investissements sur près de 15 pays d’Afrique, si le Gabon ne revenait pas à de meilleurs sentiments. 

En effet, pour le secrétaire général dudit groupe, en ce qui concerne cette rupture de convention, « il s’agit d’un acte gravissime d’expropriation illégale perpétré, en violation de toutes les règles de droit qui connait très peu d’équivalents en dehors de pays sous sanctions internationales »

Mais pour le président des OSCS, il était plus que temps que le gouvernement décide enfin de prendre les choses en mains en ce qui concerne ce groupe, qui n’a su pleinement satisfaire les attentes des gabonais en matière de déserte d’eau potable et d’électricité durant 20 ans. Et qui, pendant toutes ces années, n’a fait que contribuer sans cesse, à la pollution de notre environnement « Nous rappelons simplement que Véolia sévit en totale impunité depuis 1997, date de la signature de la concession, et que si l’Etat gabonais n’avait pas réagi, cela aurait pu durer encore de nombreuses années au détriment de la population.Il s’agit là d’une situation très grave car, à ce stade, outre les dégâts environnementaux évidents, nul ne sait les conséquences que cette pollution a pu avoir ou peut avoir sur la santé des populations » a-t-il indiqué.

Au moment où le gouvernement va mener des enquêtes pour établir les niveaux de responsabilités d’une part, et d’autre part, les niveaux de risque et de danger pour les populations, Croissance saine environnement et le Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique Centrale (ROSCEVA) sont aujourd’hui disposées à l’accompagner dans cette ‘’noble tâche’’ républicaine.

Un appel de pied qui cache mal l’impartialité de Nicaise Moulombi, dans ce dossier complexe.

Daisy Ntongono

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