jeu. Mai 6th, 2021

Mal-aimé des Français, le vaccin d’AstraZeneca est pourtant un pilier de la stratégie vaccinale du pays qui doit entamer son déconfinement au mois de mai. L’exécutif réfléchit actuellement aux moyens de calmer la défiance de la population en attendant de pouvoir miser sur d’autres sérums.

Est-ce la chronique d’une mort annoncée ? Le vaccin AstraZeneca ne trouve plus preneur en France. Le week-end dernier à Nice, un centre de vaccination a été contraint de fermer ses portes plus tôt que prévu. Sur les 4 000 doses disponibles ce jour-là, seules 58 personnes se sont portées volontaires pour recevoir une injection du sérum anglo-suédois. De Paris à Amiens, en passant par Beauvais ou encore Tours, des centres proposant des doses d’AstraZeneca pour les personnes de plus de 55 ans enregistrent des flops retentissants.

Si les autorités invoquent des problèmes d’organisation pour expliquer ces échecs, elles reconnaissent également une méfiance largement partagée au sein de la population vis-à-vis d’un vaccin soupçonné de provoquer de rares cas de thromboses. En mars, la France et d’autres pays avaient suspendu son utilisation quelques jours avant de reprendre les injections dans la foulée du feu vert de l’Agence européenne du médicament. D’abord recommandé pour les jeunes avant d’être réservé aux plus de 55 ans, AstraZeneca souffre d’une image catastrophique dans l’Hexagone. Selon un sondage Odoxa publié le 8 avril, 71 % des personnes interrogées ne souhaitent pas se faire vacciner avec AstraZeneca. Interrogé par le journal Le Monde, un proche du président Macron résume bien l’état d’esprit des Français. « Le résultat, c’est que tout le monde veut avoir le Pfizer, y compris des publics éligibles dès maintenant à ‘l’Astra’, mais qui préfèrent attendre le soi-disant ‘bon’ vaccin ! ».

By admin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *